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Margaux au Pérou

Margaux au Pérou

Vivez avec moi mon stage au Pérou de Mai à Aout 2016 !

Exactement comme dans les manuels de géographie, mais en mieux ...

Exactement comme dans les manuels de géographie, mais en mieux ...Exactement comme dans les manuels de géographie, mais en mieux ...
Exactement comme dans les manuels de géographie, mais en mieux ...

J’ai déjà l’impression d'avoir vécu 1 mois de voyage tant cette première journée était chargée. C’est incroyable. Après la folle arrivée à Lima et ce chien (voir l'article Lima et ses fins limiers), j’ai eu la chance de goûter aux taxis limanais sans même les emprunter. Dans le hall de l’aéroport, ils étaient là, tous beaux, verts, bleus, rouges et ils attendaient tels des vautours qu’un chinois en perdition ou qu’un allemand aux chaussettes remontées jusqu’aux cuisses, lève un œil de son Routard pour lui bondir dessus et lui expliquer en trois actes pourquoi son taxi était le meilleur. Même après plusieurs refus ils ne pouvaient pas s’empêcher de me suivre pour m’expliquer, non plus pourquoi le vert est mieux que le bleu mais pourquoi prendre un taxi est mieux que de monter dans mon dernier avion. Horrible. Un vrai commerce. J’ai donc poursuivi mon périple en prenant un avion vers Tarapoto. Lorsque l’avion a commencé sa descente, ce fut la surprise ! La forêt était enfin là ! immense, verte, tortueuse, je n’en croyais pas mes yeux ! C’était EXACTEMENT comme dans les manuels de géographie mais en mieux. J’avais hâte de sortir de là pour voir ça de plus près mais une autre surprise m’attendait. Lorsque je mis mon premier pied dehors, je me dis tout de suite « heu… ils sont cons ou quoi ? Ils ont oublié d’éteindre le réacteur »… Il m’a suffi de 3 secondes pour réaliser que je me trompais, 3 secondes de plus pour réaliser que mes mains étaient déjà moites et les 3 secondes d’après m’ont permis de constater que les gens autour de moi (des péruviens) étaient, eux, sereins dans cette moiteur… Voilà comment j’ai découvert dans quelles conditions de température et d’humidité j’allais évoluer pendant 10 semaines. Le temps de récupérer mon sac dans le minuscule aéroport (aérodrome ?) de Tarapoto et voilà que la saison des pluies me signale gentiment qu’elle n’est pas terminée. Devant le hall d’entrée, je monte dans une mototaxi et me mets à rire seule face à la situation (je suis à l’autre bout du monde, la pluie torrentielle, la mototaxi sans ceinture, sans porte et, pardi, sans pare-brise). A peine ai-je eu le temps de filmer la scène que le conducteur me dépose dans une station de taxi ou j’embarque vers Yurimaguas. Je me souviendrai toute ma vie du spectacle auquel j’ai assisté durant ces 2 heures. Les routes sinueuses en plein de cœur de la forêt, les arbres gigantesques qui s'étendent à perte de vue sur des petites montagnes vertes (j’imagine déjà les singes là-dedans et moi avec ma tenue d’Indiana Jane), la pluie tellement forte qu’il fallait parfois s’arrêter pour laisser passer des pierres emportées par les torrents d’eaux qui coupent la route. Une fois que la pluie s’est calmée, la pression est descendue et le trajet a pris une toute autre tournure : le chauffeur prenait un malin plaisir à slalomer entre les camions et les mototaxis lorsque nous passions des villages et mon voisin de droite était en pleine crise de narcolepsie et manquait de me dormir dessus, tout cela agrémenté d’une version folklorique péruvienne de « In my umbrella » de Rihanna. J’étais rassurée d’arriver à Yurimaguas après 2 longues heures dans une vraie machine à laver, position essorage. J’ai été accueillie par quelqu’un qui connaissais mon nom (enfin… qui connaissait « Marlrlrgu »), c’était un gars qui avait été prévenu par l'hôtel de mon arrivée et qui était venu me chercher.

Je vous écris à cet instant du balcon du paradisiaque et dépaysant hôtel dans lequel je vais loger ce soir. A ma droite le fleuve que j’emprunterai demain pour me rendre à destination finale, Lagunas. A ma gauche une petite pièce toute faite de bois ou pendent des bibelots de tout genre, tout autour de moi les premiers moustiques et enfin, sur mon épaule, un petit perroquet, emblème de l’hôtel qui, de ces griffes aiguisées, me lacère le cou…

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Céline ollivier Vincent 25/05/2016 13:00

Merci pour ton recit!! Ça donne envie de te rejoindre!!!